Couverture Le début des haricots

Premières lignes

– Moi, je les adore tes frites, Anna.

Elle presse copieusement le tube de sauce tomate au-dessus de son assiette, en face de moi.

– Regarde, j’ai dessiné une tête de monstre.

Je me contorsionne pour observer les éclaboussures, je risque le torticolis ou, pire, la dissection carotidienne, mais pour Julia, rien de m’effraye. Je plisse les yeux, je laisse mon imagination dériver, comme on cherche du regard des formes familières dans le lent déploiement des nuages sous le vent.

56 pages lues sur 219

Anna est médecin. Tellement que ça transparaît forcément dans le vocabulaire utilisé, et que c’en est un peu déstabilisant. Elle n’aime pas tellement sa vie, et celle-ci prend un tournant inattendu lorsqu’elle aperçoit un panneau particulier annonçant : Stage de psychothérapie intégrative. Thème de la semaine : courageux. L’être, le devenir ?

Bon. Pour le moment, je n’accroche pas trop. C’est assez léger, et pas assez approfondi à mon goût. Tout à fait improbable aussi… Ce qui arrive parfois avec les romans feel-good. Je n’arrive pas trop à m’attacher à Anna non plus pour l’instant. C’est cependant un roman qui se lit vite, dont j’espère apprécier la suite.

Mes attentes ?

Un peu plus d’émotions, un approfondissement des situations et des thèmes, tout en gardant le ton léger. 

 

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