Mes premières impressions étaient franchement moyennes. Et pourtant, l’envie de découvrir ce roman était énorme. J’en attendais un moment simple, frais, léger… Ai-je eu ce que je voulais ? 

Couverture L'homme idéal existe. Il est québécois

Si vous n’êtes toujours pas au courant, j’ai passé douze ans au Québec. Raison pour laquelle le titre du livre m’a instantanément attirée. On suit la narratrice (dont je n’ai pas trouvé le nom) qui part au Québec rejoindre un homme rencontré à Paris. Serait-ce l’homme idéal ? C’est en tout cas un Québécois, le dépaysement est donc total ! J’ai retrouvé bon nombre d’expressions que je connaissais, mais je pense qu’il aurait été judicieux d’insérer un lexique ou des notes de bas de pages, car elles ne sont pas toutes expliquées textuellement.  

Le côté léger et humoristique, je l’ai trouvé. Aucun souci. Mais pour le reste… ce fut une déception, malgré un postulat de départ qui me plaisait bien. J’ose espérer m’être trompée et me dire que l’auteure a voulu dénoncer le comportement de sa narratrice, mais c’est peut-être trop optimiste ?

Car cette narratrice, qui n’a apparemment pas de prénom, elle est irritante au possible. « Je suis une intello, mais j’agis comme une idiote, je veux un homme qui s’engage, mais je suis phobique de l’engagement, je ne pense qu’au sexe » etc., tout ça m’a fait lever les yeux au ciel plusieurs fois. J’ai d’ailleurs terminé ma lecture en diagonale, seulement pour savoir comment toute cette aventure se terminait. Difficile de m’attacher ou de m’identifier à elle. C’est vraiment ce qui a gâché ma lecture. D’autant plus qu’elle est pleine de clichés et de préjugés et que l’écriture est parfois vulgaire sans raison.

Gabriel, le fameux Québécois, quant à lui, est beaucoup plus sympathique et agréable, bien que son caractère ne soit pas très développé. J’aurais aimé en savoir plus sur son fils, sa famille, sa vie. Sans tous les clichés qui perdurent. J’espère, encore une fois, que Diane Ducret a voulu se moquer de ces clichés…

Le rythme est cependant très bien, on a plutôt l’impression d’avoir une suite de péripéties qu’une histoire pure et dure. Le récit en est fluidifié et est tout en légèreté. 

L’amour, l’homme idéal, le couple… Je ne me suis pas retrouvée dans les réflexions de la narratrice, dans son long monologue sur les différents types d’hommes, tous très stéréotypés. Si l’humour était bien présent, je l’ai parfois trouvé lourd, en trop, et le tout manquait tout de même d’un peu de profondeur. 

Bref, j’espère que le tout avait un sens caché, car la sauce n’a pas pris avec moi. Dommage, car la narratrice gâche tout, alors que Gabriel était plutôt intéressant…

Ce roman vous intéresse-t-il ? L’avez-vous déjà lu ? Comment est votre homme (ou femme) idéal(e) ?

185 pages. Éditions Albin Michel.

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