Je vous retrouve aujourd’hui pour un article un peu spécial, et j’espère que vous serez nombreux à me donner vos avis et commentaires ! Suite à ma chronique sur Calendar Girl Mai d’Audrey Carlan, je me suis posée des questions quant aux messages portés par ce genre. Sont-ils malsains, ou complètement normaux ? 

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Image trouvée sur Les lecture de Nini

La New Romance a plusieurs définitions, mais beaucoup s’accordent pour dire que les personnages ont entre 18 et 30 ans et que ces romans contiennent en grande majorité des scènes érotiquesCinquante nuance de Grey est probablement la saga qui a révélé ce genre, et qui a permis a de nombreux auteurs de publier leurs œuvres, et qui en a inspiré beaucoup d’autres.

Pour être tout à fait juste, et pour que vous compreniez mon point de vue, il convient de nommer les romances érotiques que j’ai lues jusqu’à présent, car elles sont au final peu nombreuses et influencent forcément ma vision du genre. 

Cinquantes Nuances de Grey, E.L James

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J’ai succombé à la tentation, voyant cette saga partout et me demandant ce qui pouvait bien faire un buzz pareil. J’ai mis plus d’un an à lire les trois tomes, sans lire quoi que ce soit d’autre, et ai bien du mal à me forger un avis. C’est pour cette raison que j’ai rajouté le premier à ma PAL, afin de pouvoir avoir une réelle opinion. J’ai lu le quatrième, Grey, il y a tout juste plus d’un an, et je l’ai trouvé passablement inutile, sauf pour les fans absolus de la saga.

After, Anna Todd

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Je n’ai pour le moment lu que les deux premiers tomes d’After. Je ne voyais que de bons avis sur cette saga, je me suis lancée…et j’ai été un peu choquée. C’est très addictif, mais mon Dieu que je trouve la relation entre Hardin et Tessa malsaine ! Si vous le souhaitez, vous pouvez trouver ma chronique sur le tome 2 ici. J’ai l’intention de continuer la saga, pour en connaître la fin, mais je resterai probablement très critique…

Calendar Girl, Audrey Carlan

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Pour le moment, je n’ai lu que jusqu’au mois de mai. Si le début était bien parti, depuis avril, je suis très déçue de ce que je lis. Là encore, j’ai envie de connaître le fin mot de toute cette histoire, mais je fais une longue pause. 

The air he breathes, Brittainy C. Cherry

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Je sais qu’il s’agit en réalité d’une saga, Elements, mais je ne mets volontairement que le nom du premier tome, étant donné que c’est le seul que je connaisse. À savoir que chaque livre contient une histoire différente, avec de nouveaux personnages. Pour vous prouver ma bonne foi, je vous assure avoir adoré The air he breathes. Je suis capable de faire de jolies nuances dans mes propos ! 

Vous le voyez, j’ai lu très peu de New Romance, par rapport à tout ce que l’on peut trouver en librairie ! C’est aussi pour cette raison que j’espère que vous commenterez, que vous me conseillerez peut-être des lectures pour faire évoluer mon point de vue. Peut-être suis-je principalement tombée sur les mauvais livres, qui sait ? Tout ce que j’écris aujourd’hui vient de mon expérience de lecture, rien d’autre ! 

Comment aborder une lecture New Romance ?

La réponse est bien évidemment très personnelle, comme c’est le cas pour n’importe quel livre, d’ailleurs. Certains choisissent le côté divertissant des New Romance et n’auront donc peut-être pas tout à fait le même avis que moi dans cet article. Pour ma part, bien que j’adhère totalement au fait que ces romans puissent faire passer un bon moment, plutôt léger, je choisis de tout de même réfléchir à la portée qu’ils peuvent avoir. De voir « plus loin », si l’on veut. De ne pas seulement dire « Oh oui, mais c’est de la fiction, alors c’est pas un problème. Ne vous méprenez pas, je ne critique en aucun cas les lecteurs qui réfléchissent comme ça. Je suis même contente pour eux, car j’aimerais pouvoir en faire de même.

La frontière entre fiction et réalité

Le problème : les lecteurs sont avant tout des humains. Parmi eux se cachent des mineurs, qui n’ont (en théorie) aucun accès à de la pornographie, à des sites classés 18 ans et plus, mais qui ont accès à toutes les littératures. Qui dit romance érotique, dit sexe. Il n’y a pas d’image, certes, mais les messages passent aussi par les mots. Je ne suis pas pour tout censurer, bien sûr, mais encore faudrait-il que les scènes osées soient saines. Il faut penser à ces jeunes lecteurs (souvent lectrices, d’ailleurs) attirés par ces histoires d’amour qui les feront vibrer, par l’effet de mode des best-sellers, par les couvertures modernes et colorées. Les relations décrites dans ces romans sont-elles celles que l’on souhaite que les ados aient ? 

Il y a également des personnes tout simplement influençables, bien qu’adultes, qui auraient du mal à faire la distinction entre fiction et réalité. J’aurais certainement fait partie de celles-ci il y a quelques années. J’aurais vraiment cru qu’une relation telle que celle entre Tessa et Hardin d’After était souhaitable. Aujourd’hui ? Jamais de la vie ! 

Avant le sexe, la relation amoureuse

Oui, car dans ces romans, il y a l’amour ! Pas seulement le sexe ! Des relations qui se créent. Je veux plus particulièrement parler d’After, qui, pour moi, évoque plutôt la fin de l’adolescence de par ses personnages et ses couvertures. Avant de commencer la saga, je voyais nombre de filles en pâmoison devant Hardin Scott. J’ai pensé qu’il devait être EXTRAORDINAIRE. Si vous saviez comme j’ai été déçue ! Il est exécrable ! Il joue avec Tessa, semble incapable d’être aimable et est particulièrement moqueur (et pas dans le bon sens…), mais, étant donné qu’il a souffert, on lui pardonne tout ! Tout le monde souffre, certains vivent des horreurs, et ce n’est pas pour cela qu’ils se permettent d’être méchants. Dans la réalité, on ne leur pardonnerait probablement pas s’il l’étaient. Alors oui, il s’agit de fiction. Et il faut que ça le reste. Malheureusement, j’ai vu des exemples de jeunes femmes indépendantes, qui s’accrochaient à des hommes qui leur faisaient du mal (émotionnellement) en pensant que c’était bien ça, le grand amour ! Elles voyaient dans ces histoires romanesques compliquées l’idéal. Et ça ne leur a rien apporté de bon, au contraire !  

Concernant Cinquante nuances de Grey, je considère qu’Ana sait ce qui l’attend et est consentante. Ainsi, je ne trouve pas que la relation entre elle et Christian soit malsaine. Certes, il ne s’agit pas d’une réelle relation dominant-soumise au début, car, d’après ce que j’ai pu comprendre, une telle relation naît d’abord d’une réelle histoire d’amour. Pour Christian, ce n’est pas le cas. Il ne souhaite que du sexe. Alors, encore là, il faut savoir faire la part des choses entre fiction et réalité…on en revient toujours au même. Même chose pour les Calendar Girl. Une escorte qui n’est pas tenue de coucher avec ses clients, ça ne me semble pas très réaliste. Audrey Carlan rend ce « métier » plus glamour qu’il ne l’est en réalité, ce qui pourrait attirer de nombreuses jeunes filles ! En plus, dès le premier mois, elle rencontre LE beau gosse, riche, parfait et dieu du sexe ! Ça fait pas rêver, tout ça ? 

Si, encore faut-il que cela reste un rêve. 

Parce qu’une escorte qui n’est pas tenue de coucher avec ses clients et qui rencontre un beau mec hyper gentil tous les mois, ça n’est pas très réaliste. Alors oui, je lis Calendar Girl malgré mes critiques, parce que c’est court et léger et que je sais très bien que c’est de la fiction. Mais après le tome de mai, je fais une ÉNORME pause.

Le problème avec Calendar Girl

J’ai un gros problème avec Mia. Peut-être même avec Audrey Carlan, l’auteure de la saga. L’image qu’elle donne des femmes… et des hommes. Parmi mes critiques ? La vulgarité, bien trop présente, la femme libérée et indépendante, mais qui ne l’est qu’à moitié, et les hommes, qui n’ont bien sûr envie que de sexe. 

Vulgarité, quand tu nous tiens

Vous connaissez cette mode d’appeler nos amies « ma salope », « ma pute », « connasse », et j’en passe ? Je ne l’ai jamais comprise. Je n’accepterais cela de personne. Je chipote ? Peut-être, c’est possible. Mais réfléchissez deux secondes. Accepteriez-vous que votre mari (ou votre femme) vous affuble de tels surnoms ? Probablement pas. Et pourtant, il s’agirait bien de quelqu’un qui vous est proche ! Alors pourquoi accepter que votre meilleure amie le fasse, elle ? Si votre fille parlait comme ça à une amie, comment réagiriez-vous ? 

Je m’assume… ou pas !

On veut toujours nous présenter des femmes fortes. Mia, avec son 38/40, faisait partie de ces femmes « avec des formes » qui s’assument et ne comprennent pas les mannequins qui s’affament. GÉ-NIAL, non ? Oui, si le message pouvait rester. Car lorsque Mia, entourée de jeunes femmes en maillot de bain déclare qu’elles « peuvent se le permettre, puisqu’elles sont toutes minces », je ne trouve pas ça très correct. Déjà pour elle, puisqu’elle est censée assumer ses formes mais semble dire qu’avec des formes, on ne devrait pas se permettre de se pavaner en maillot. D’autre part, parce que si j’ai eu cette réflexion, d’autres l’auront également, et que pour ces personnes, le message pourrait rester gravé. « C’est vrai, je suis trop ronde pour me montrer en bikini !  » Audrey Carlan ayant des rondeurs (et elle est très jolie !), je ne comprends pas comment une telle phrase a pu se retrouver dans ses romans ! 

Fais ce que je dis, pas ce que je fais !

Et puis, il y a cette histoire d’indépendance. De « j’ai envie de m’amuser ». « Avant, je tombais amoureuse de tous les mecs qui finissaient dans mon lit, maintenant, je couche avec tous les mecs que je croise. » Par contre, si Wes couche avec UNE autre fille, c’est la guerre. C’est forcément un mauvais gars. Je peux tout me permettre, mais lui devrait attendre un an. Le pire, c’est qu’il y a vraiment des filles qui fonctionnent comme ça !

Les hommes… ne pensent qu’à ça ! 

Le gros cliché : pour un homme, rien de tel que le sexe ! D’ailleurs, quel intérêt d’avoir une copine intelligente et pleine d’humour si elle ne sait pas sucer ? C’est en tout cas le message passé par Ginelle, la meilleure amie de notre Calendar Girl ! « Il faut bien qu’elle apprenne à sucer, sinon elle ne gardera pas son copain ! ». Heureusement, quelques hommes font exception. D’ailleurs, je pense bien que mes personnages préférés de la saga sont les personnages masculins.

New Romance et virginité

Il semblerait que certains auteurs de romances érotiques aiment à créer de jeunes femmes vierges. Certaines ont même la vingtaine ou s’en approchent. Bravo ! Ça permet de dédramatiser la virginité et de faire comprendre aux jeunes que perdre sa virginité à 14 ans n’est pas nécessaire pour être heureux. Un seul petit souci : être vierge ne signifie pas ne rien savoir. On n’a parfois l’impression que, parce qu’elle n’a jamais eu de rapports sexuels, une fille ne sait absolument rien sur la sexualité. Elle semble même par moment un peu débile. Ce qui est complètement absurde. Du coup, l’effet escompté n’intervient pas ; c’est l’inverse qui se produit. On se dit qu’être vierge, c’est nul, qu’on va paraître pour un/une imbécile aux yeux des autres. Et ce qui partait d’une bonne intention devient un message qui passe mal.

Du positif ? 

Alors là, vous êtes peut-être en train de vous dire que je n’ai qu’à arrêter de lire de la New Romance si c’est si négatif que ça. Réponse : je n’arrêterai pas. Je vois ces lectures comme des lectures « sans prise de tête », simples, rapides, qui font passer un bon moment. Mais oui, je reste critique. Parce que ça doit rester de la fiction, tout simplement. Ce qui n’empêche pas d’apprécier la lecture de certaines histoires, d’aimer certains personnages. 

Un coup de cœur

The air he breathes. Brittainy C. Cherry. Les personnages sont attachants. Et là, la sexualité a un sens. On sent que l’auteure ne s’est pas dit : « Bon. C’est une romance érotique. Il faut du sexe. Le sexe fait vendre. » Les parties érotiques ont été réfléchies, ont un lien avec l’histoire et sont utiles aux personnages. Elles ne sont pas juste posées là, pour être à la mode. 

Je suis donc persuadée que la New Romance PEUT faire passer de bons messages. Que certaines histoires valent le coup d’œil. Ainsi, si vous avez des suggestions de lecture, je les attends avec impatience ! N’oubliez pas que, cet article, je l’ai écrit selon l’expérience que j’ai, selon les lectures que j’ai faites. Ainsi, si vous n’êtes pas d’accord avec tout ce que j’ai écrit, n’hésitez pas à me le dire ! C’est un sujet qui peut faire débat ! À condition que cela se fasse dans le respect. 

Si vous le souhaitez, vous pouvez également répondre à ces questions (toutes ou quelques-unes, comme vous voulez !) :

– Lisez-vous de la New Romance ? Pourquoi ?

– Comment abordez-vous ce genre ? (Fun, analyse, etc.)

– Quels livres avez-vous lu en romance érotique ?

– Quelles ont été vos lectures préférées ? Celles que vous avez le moins aimées ? Pour quelle(s) raison(s) ?

– Que pensez-vous des messages véhiculés par le genre ? Certains vous-ont ils dérangé ? 

– Avez-vous des suggestions de romans à me faire ? 

 

 

 

 

 

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