Une saga que je savoure toujours, lentement, mais sûrement. Une belle découverte, que je conseille fortement ! (Attention, « spoilers » présents pour ceux qui n’auraient ma chronique sur le premier tome)

Couverture 1Q84, tome 2 : Juillet-septembre

C’est donc quelques mois après ma lecture du premier tome que je me suis replongée dans l’univers du monde 1Q84. Cette fois, ce monde apparaît clairement aux personnages. Des réponses nous sont données, notamment sur la secte évoquée dans le premier tome. D’autres questions sont restées sans réponses, tandis que de nouvelles se sont formées dans mon esprit… Mais globalement, ma lecture fut à la hauteur du premier livre ! 

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Aomamé et Tengo, les deux protagonistes de l’histoire. Tout comme pour le premier tome, l’auteur alterne entre les deux à chaque chapitre. Il sait aussi comment nous mettre l’eau à la bouche pour nous faire continuer de lire. 

Le rythme est toujours assez lent, mais en adéquation avec l’oeuvre générale. Si certains déplorent cet élément (groupe dont je fais habituellement partie), de mon côté, je l’ai trouvé tout à fait adapté. La différence est que dans ce deuxième tome, il y a plus d’action, plus d’explications également, plus de suspense donc, savant mélange faisant en sorte qu’on ne veut plus lâcher le livre ! Ainsi, si jamais vous lisez le premier tome et que vous n’êtes pas sûr de vouloir continuer, je vous en prie, n’abandonnez pas ! (On dirait le coach de Wii fit plus quand je fais du gainage 😛 )

C’est un univers riche, complexe, particulièrement réfléchi que nous font découvrir Haruki Murakami et sa plume magique. Tout est détaillé, pensé, logique et dévoilé morceau par morceau. Finalement, 1Q84, c’est le périple envoûtant d’un puzzle que l’on construit tout doucement, sans se presser. J’ai souvent lu que ce n’était pas là l’oeuvre la plus belle de l’auteur et je ne peux me prononcer là-dessus, mais en tout cas, ça donne envie de le découvrir encore plus (ce qui est prévu, puisque je me suis procuré Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage ).

Côté personnages, j’ai toujours une petite préférence pour Aomamé, battante passionnée. Tengo est plus lisse mais courageux également et a lui aussi une part importante à jouer dans toute cette histoire. Il faut d’ailleurs lire le troisième tome pour savoir exactement de quoi il en retourne – c’est du moins ce que je suppose. 

Côté thèmes, le débat entre réel/irréel est toujours présent. Cependant, le lecteur obtient des éclaircissements durant tout le tome. Le bien versus le mal est également traité, ainsi que plusieurs autres (impossible de vous en faire la liste complète), mais c’est le thème de la sexualité qui m’a le plus marquée. 

Je ne sais même pas en quels termes vous en parler, surtout que je ne veux pas tout vous dévoiler. Je dois cependant dire que certaines scènes m’ont mise mal à l’aise. Ce thème était assez présent dans le premier tome, mais de façon assez différente. Je ne comprenais d’ailleurs pas bien ce qu’il venait faire là. Encore aujourd’hui, je ne comprends pas bien les liens entre les deux tomes. Ce sera peut-être expliqué dans la suite. Je pense cependant que la sexualité est traitée non pas pour ce qu’elle est (on n’est pas dans un roman érotique), mais pour ses buts, ses conséquences. Elle est étroitement liée avec le côté fantastique du roman, l’imaginaire du monde 1Q84. Ainsi, je ne conseillerais pas forcément cette saga à des jeunes. Il faut simplement savoir que c’est un thème plutôt important, et qu’il peut déranger. 

Comme je l’ai dit dans mes premières impressions, il y a des choses bizarres…que le lecteur ne comprend pas toujours, ne s’explique pas forcément non plus, mais il ne faut pas que ce soit un frein à la lecture. C’est, à mon avis, une saga à découvrir !

-Mais vivre dans un monde où Tengo n’est plus, cela n’a pas de sens pour moi. La possibilité que nous nous rencontrions serait à tout jamais perdue. 

Êtes-vous tentés par cette saga ? Certains l’ont-ils terminée ? 

496 pages. Éditions 10/18

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