Je suis toujours plongée dans ma lecture du tome 2 d’1Q84 d’Haruki Murakami. Lecture particulière mais très prenante. Je vous présente aujourd’hui un extrait de la page 131.

Ce rendez-vous a été proposé par Les Bavardages de Sophie. Il s’agit tout simplement de donner une citation de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Le but est de découvrir ou de redécouvrir la plume de certains auteurs. 

Couverture 1Q84, tome 2 : Juillet-septembre

– (…) Ma femme à présent s’est perdue. Elle ne pourra plus venir chez vous, sous quelque forme que ce soit. Voilà. 

– Perdue. Tengo répéta confusément les paroles de l’homme.

« Monsieur Kawana, je ne souhaitais pas vous appeler. Mais laisser les choses en l’état sans vous en informer m’aurait laissé un goût amer à moi aussi. Vous croyez que c’est de gaieté de cœur que je vous parle de cette histoire ? »

Dès que l’homme se fut tu, il n’y eut plus le moindre son perceptible dans l’écouteur. L’homme lui téléphonait, semblait-il, d’un lieu incroyablement paisible. Ou alors les émotions qui l’habitaient avaient-elles créé comme du vide absolu qui avait absorbé toutes les ondes sonores environnantes.  

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