Une BD très jolie, avec une histoire particulière qui nous fait poser plusieurs questions existentielles…

Couverture La Page Blanche

Une histoire toute simple : une jeune femme se retrouve sur un banc, dans Paris, et ne se souvient de rien. Son nom ? Elle l’a oublié. Son travail ? Idem. Sa famille ? Même sort. Boulet nous raconte sa quête d’identité, aidé du coup de crayon de Pénélope Bagieu (qui a fait un travail magnifique avec Culottées tome 2). 

Le sujet de l’amnésie est souvent abordé en littérature, dans tous les genres et tous le styles, et j’étais curieuse de voir ce que Boulet et Pénélope Bagieu en avaient fait. C’est un récit somme toute assez réaliste, malgré le fait que l’amnésie de notre protagoniste semble venir de nulle part (ce qui est normalement impossible…). Une histoire qui ne me laissera pas de souvenir impérissable, car il ne se passe franchement pas grand-chose, mais qui me fait soulever quelques questions : quel est le véritable message passé par cette BD ? Ne s’agit-il pas d’une espèce d’allégorie sur la quête d’identité des jeunes gens en général ? Boulet a-t-il eu envie de faire réfléchir ses lecteurs de manière subtile ? 

C’est en tout cas le sens que je donne à ma lecture. Pour moi, l’histoire fait écho à une période que tout le monde connaît ou connaîtra, celle où l’on est un peu perdu, où l’on se cherche, où l’on se pose des questions existentielles. Qui suis-je ? Que fais-je ? Suis-je réellement moi-même ou ne suis-je qu’une pâle copie d’autres gens ? Ce sont des questions que je rencontre régulièrement dans ma vie (pour ne pas dire tous les jours…) et qui sont soulevées par le personnage principal de La page blanche. Au final, ce personnage, c’est un peu chacun de nous. 

C’est donc une histoire simple, accompagnée de dessins simples, remplis de détails. Les illustrations sont jolies, colorées. Certaines pages ne comportent pas de dialogues mais une image autour de laquelle de tout petits détails sont dessinés. J’apprécie vraiment le coup de crayon de Pénélope Bagieu. Les traits qu’elle donne aux personnages permettent de comprendre leurs émotions sans qu’un seul mot ne soit écrit. 

J’ai maintenant envie de vous poser une question : comment avez-vous envie de remplir votre page blanche ? 

201 pages. Éditions Delcourt.

 

 

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