Des personnages attachants, une dimension psychologique forte, des sentiments puissants, des thèmes intéressants, un bon rythme et une belle plume, que demander de plus ? 

Couverture The air he breathes

Coup de cœur.  C’est véritablement ce que je ressens. Je m’y attendais légèrement, mais j’avais peur d’être déçue. Et je suis ravie de vous dire que ce ne fut pas le cas ! 

Nous suivons donc l’histoire de Tristan et d’Elizabeth. Cette dernière a perdu son mari et ne vit plus que pour Emma, sa petite fille de cinq ans. Quant à Tristan, sa femme et son fils sont tous deux décédés. Les deux protagonistes deviennent voisins dans une petite bourgade où nombreux sont les curieux qui tentent d’éloigner Elizabeth de Tristan. Il semble trop froid, trop dur, peut-être méchant et seule la jeune femme réussira à percer la carapace de ce beau ténébreux. 

L’histoire avait donc tout pour me plaire et si le début me laissait un peu sur ma faim en terme de psychologie des personnages, la suite m’a davantage plu et j’ai su que j’avais trouvé le livre qu’il me fallait. Nous faisons face à des personnages brisés ( c’est un peu mon péché mignon ), fragiles, sensibles et forts à la fois. Le deuil est évidemment l’un des thèmes présents, traité de plusieurs façons. L’auteure nous montre bien que la mort d’un être cher peut être vécue de diverses manières selon les gens. 

Les personnages sont donc très touchants. Que ce soit le froid Tristan, la petite Emma ou la brisée Elizabeth, chacun a trouvé sa place dans mon cœur. Il faut dire que leurs relations n’en sont que plus fortes, chacun puisant dans les autres ce qu’il ne peut pas trouver en lui-même. Si, bien sûr, la romance est au rendez-vous, elle ne se fait pas sans encombres, loin de là. Il y a d’ailleurs un peu trop d’encombres vers la fin du roman, le rendant un tout petit peu moins réaliste (quoique…).

The air he breathes est une new romance et comporte donc de l’érotisme, ce que je n’avais pas réalisé au moment de mon achat. Parfois, je trouve que l’érotisme ne sert à rien dans certains romans. Ce n’est pas du tout le cas pour celui-ci. Déjà, il n’y a pas énormément de scènes érotiques, Brittainy C. Cherry n’a pas mis l’accent sur cet aspect. Cependant, le sexe est un thème a part entière dans les balbutiements de l’histoire entre Tristan et Elizabeth. Il a une importance particulière dans leurs vies, il a une utilité et n’est donc pas là uniquement pour remplir les pages. 

Le rythme est également bien maîtrisé. Il y a des rebondissements, des retours en arrière poignants, (d’autant plus qu’ils sont évoqués par les personnages eux-mêmes, le roman étant narré tantôt par Elizabeth, tantôt par Tristan) qui vous font verser une petite larme (ou deux… ou trois…). Il y a des moments où ça tourne en rond, la meilleure amie d’Elizabeth, Faye, et d’autres personnages tentant de faire capoter l’histoire d’amour entre nos tourtereaux, mais rien de bien méchant. 

Un élément m’a étonnée : la qualité de l’écriture. Je vous en parlais déjà dans mes premières impressions et cela m’a suivie tout au long de ma lecture. En new romance, je suis habituée à des styles simples, efficaces. Ici, on retrouve une plume presque poétique, particulièrement jolie, qui me poussera à découvrir les autres romans de Brittainy C. Cherry. Je ne peux donc que vous conseiller The air he breathes, une lecture qui vous ravira à coup sûr ! 

422 pages. Éditions Hugo & Cie. Collection New Romance.

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