Voici un petit extrait de Martin Eden de Jack London, ma nouvelle lecture qui me plaît déjà beaucoup.

Ce rendez-vous a été proposé par Les Bavardages de Sophie. Il s’agit tout simplement de donner une citation de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Le but est de découvrir ou de redécouvrir la plume de certains auteurs.

Enfin, il était parvenu à la faire parler et, pendant qu’elle bavardait, il tâchait de la suivre ; il s’émerveillait de toute la science emmagasinée dans cette jolie tête et s’imprégnait de la pâle beauté de son visage. Il arrivait à la suivre mais était gêné par les locutions inconnues qu’elle employait, par ses critiques et par le processus de sa pensée – toutes choses qui lui étaient étrangères, mais qui cependant stimulaient son esprit et le faisaient vibrer, 

«C’est ça, la vie intellectuelle ! se disait-il, la beauté intense et merveilleuse ! » Il s’oublia et la dévora des yeux. Vivre pour une femme pareille !… pour la gagner, pour la conquérir – et… mourir pour elle.

Publicités