Couverture Sonate de l'assassinÇa vous dit de rentrer dans la tête d’un pianiste assassin ? D’un homme qui tue pour améliorer son jeu ? Alors suivez-moi…

Tout d’abord, je dois dire que j’étais sincèrement emballée par la lecture de ce roman, ce qui est rare pour un thriller… Et je vous l’annonce tout de suite : j’ai été déçue de chez déçue.

C’est l’histoire de Lazslo Dumas, pianiste reconnu pour son talent et homme froid. Lors d’un concert, il commet une erreur et un spectateur la remarque. Il décide alors de le tuer, prétextant que c’est faire affront à son génie que de douter de lui… Vous voyez un peu le personnage ? Imbu de lui-même comme personne, orgueilleux, méprisant et j’en passe… Cependant, ce meurtre allume une flamme en lui, lui permettant d’améliorer son jeu, notamment son interprétation. Lazslo en tire une conclusion : pour mieux jouer, il faut tuer. Logique, non ? Ainsi, il fait exprès de commettre des erreurs et repère ceux qui les remarquent pour ensuite les tuer. On n’a plus envie d’aller à un concert…

Le point fort de ce roman, c’est la psychologie très bien construite de Lazslo. On est dans sa tête, on comprend ses manies, il nous explique TOUT, dans les moindres détails, son emploi du temps, le pourquoi du comment, tout, tout, tout y passe. Et malheureusement, à la longue, ça devient lassant… Trop de longueurs dans le texte, de longs moments sans action, bref, l’intérêt du lecteur s’émousse facilement.

Le thème de la musique m’intéressait énormément, mais je n’avais même pas envie d’écouter les œuvres classiques nommées dans le roman. C’est dommage…

Lazslo finit tout de même par tomber amoureux de Lorraine qui n’est autre que… sa prochaine victime. Lui qui considère que les gens ne peuvent rien lui apporter, puisqu’il est tout simplement le meilleur, se retrouve chamboulé. Il ne sait plus quoi faire ; doit-il la tuer tout de même ou attendre ? Lorraine, de son côté, ne présente pas énormément d’intérêt en tant que personnage. Son petit garçon, Arthur, est un peu plus intéressant et attachant. Et il est fan d’Harry Potter. Il y a même quelques petits spoilers dessus dans le roman, d’ailleurs… Arthur est un enfant qui souffre de l’absence de son père, divorcé de sa maman, et qu’il espère voir revenir à la maison, sans succès. C’est le côté touchant du roman, pas énormément développé, mais très bien décrit.

Lazslo, Arthur et Lorraine interviennent tour à tour dans la narration. Leur point commun ? Les longueurs. Il y a tant de passages que j’ai sautés, notamment vers la fin ! Je voulais absolument le finir, moi qui étais si sûre d’aimer ce roman ! Comme quoi mon flair n’est pas infaillible…

La fin, tiens, une autre petite déception. Je dis petite, car je peux comprendre le choix de l’auteur, mais je l’ai trouvée beaucoup trop abrupte. Comme si on voulait s’en débarrasser… Dans son ensemble, l’écriture ne m’a pas beaucoup plu non plus, peut-être parce que les personnages ne me plaisaient pas. J’ai tout de même trouvé une petite citation à me (et vous ) mettre sous la dent !

Notre esprit érige en nous des protections mentales, des guides, des subterfuges qui nous permettent d’affronter la réalité du monde, et de faire face à nos destins personnels malgré nos démons, nos angoisses, nos réticences.

Bref, vous l’aurez compris, Sonate de l’assassin fut pour moi un flop. À lire si vous êtes très fans de thriller, peut-être, ainsi que de musique classique. Le langage musical est très développé et peut donc plaire à certains.

Mes premières impressions sur ce roman ICI

Ma note: 8/20

  • Histoire et thèmes: 2/6
  • Personnages: 3/6
  • Construction du récit et rythme: 2/5
  • Écriture, style: 1/3

Et vous, quels sont les romans qui vous ont déçus alors que vous vouliez absolument les lire ?

379 pages. Éditions J’ai lu (thriller)

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