Couverture Mille soleils splendidesUn bijou, un trésor. Ne passez pas à côté de ce roman, je vous en conjure. Partez à la rencontre de Mariam et de Laila, et plus généralement, du peuple afghan.

Amis lecteurs, Mille soleils splendides a pour moi été un coup de cœur, voire un coup de foudre! Dès les premières pages, je me suis attachée aux personnages présentés et cela a duré jusqu’à la toute fin.

Si je peux me permettre un conseil : ne lisez pas forcément la quatrième de couverture, j’ai trouvé qu’elle en révélait un peu trop! Lancez-vous dans ce roman, mettez-y votre cœur, tout simplement!

Au-delà de l’histoire de Mariam et de Laila, Khaled Hosseini nous raconte celle de son pays d’origine, l’Afghanistan. Bien sûr, cela permet d’en apprendre plus sur ce pays, mais surtout de dépasser nos préjugés. Les paragraphes racontant l’histoire politique afghane ne sont pas lourds du tout, le reste est mis en lumière par les personnages. On voit les guerres à travers leurs yeux, mais aussi les mariages forcés, les mariages d’amour, les hommes qui veulent empêcher les femmes d’apprendre et ceux qui, au contraire, font tout pour que les femmes soient libres.

L’histoire est pleine de rebondissements et d’émotions. Tour à tour, la colère, l’angoisse, la tristesse mais aussi la joie bombarderont votre cœur. Impossible de ne rien ressentir en lisant Mille soleils splendides. Mariam et Laila sont toutes deux si fortes, que j’aurais envie d’être comme elles. À leur place, je n’aurais pas tenu aussi longtemps… Si le début de leur relation est plutôt houleux, la suite leur permettra de faire naître une amitié inébranlable. Je pense qu’elles feraient tout pour se protéger mutuellement. De quoi mettre en perspective nos propres relations!

Mariam est une harami, enfant hors mariage qui, de curieuse et rebelle dans son enfance, passera à soumise et résignée à l’âge adulte. C’est sa rencontre avec Laila qui changera quelque peu la donne.

Laila a une enfance marquée par les guerres subies par les Afghans. Cependant, elle aura la chance d’avoir des parents ouverts et qui souhaitent que leur fille soit libre et qu’elle fasse de bonnes études, qu’elle puisse se construire une belle vie. C’est notamment grâce à eux que j’ai pu dépasser mes préjugés. Non, tous les mariages ne sont pas forcés et c’est tant mieux. Mais dois-je répéter que c’est un phénomène qui existe encore dans de nombreux pays en 2017?

Khaled Hosseini nous ouvre les yeux sur des phénomènes qui existent encore aujourd’hui, mais sans haine ou colère dans son écriture. On sent à travers son écriture qu’il est profondément attaché à l’Afghanistan et qu’il souhaiterait que les pays occidentaux s’intéressent plus à ses habitants, à leurs histoires. Si ce roman est une fiction, il n’en reste pas moins que tout ce qui a été raconté pourrait avoir eu lieu. L’écriture de Khaled Hosseini est fluide, douce mais percutante à la fois. Une écriture qui m’a enchantée et qui me donne envie de lire d’autres romans de l’auteur.

Les thèmes sont variés. La violence et la mort sont bien sûr très importantes et traitées de différentes façons selon les personnages. L’amour est également un thème important. Il est vu d’un point de vue amoureux, mais aussi parental et amical. C’est finalement la vie qui nous est racontée, une vie qu’en tant que Française je ne peux pas réellement connaître mais que je tente de comprendre au travers de ces personnages si intenses.

Je ne veux pas vous en dire trop, car il faut absolument que vous découvriez Mille soleils splendides! Sachez seulement que ce livre est une merveille et qu’il vous embarquera dans un voyage certes parfois tourmenté mais merveilleux de par l’apprentissage que l’on peut en faire et de par sa justesse!

Ma note: 19/20

  • Histoire et thèmes: 6/6
  • Personnages: 6/6
  • Construction du récit et rythme: 4/5
  • Écriture, style: 3/3

Si vous l’avez lu, venez en discuter avec moi, je vous répondrai avec plaisir et l’on pourra aborder ce roman en profondeur! Et si vous ne l’avez pas lu…que faites-vous encore là? Allez vite le chercher! 😉

409 pages. Éditions 10/18. Domaine étranger.

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