Si la personne que vous avez toujours aimée vous affirme qu’elle ne vous a jamais aimé, qu’elle ne vous aime pas et que d’ailleurs, elle ne vous aimera jamais, que feriez-vous? Jeremy, lui, a décidé de mettre fin à ses jours. Un an plus tard, jour pour jour, il se réveille auprès de Victoria, la femme qu’il aime, mais il ne se souvient pas de l’année écoulée. Que s’est-il passé? À vous de le découvrir. Moi, j’ai été surprise…

Couverture J'aurais préféré vivre

Ce qui m’a le plus marquée dans J’aurais préféré vivre, c’est l’atmosphère si particulière. Dès le début, une tension se fait sentir parce que tout comme Jérémy, on ne comprend pas ce qu’il se passe. On est plongé dans sa peau. Et c’est angoissant de se dire que l’on pourrait se réveiller sans se souvenir de ce qu’il s’est passé l’année précédente.

Malgré tout, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Jérémy. C’est dommage, car c’est LE personnage central. Je n’ai pas forcément apprécié les autres personnages, qui me semblaient être figurants plus qu’autre chose.

Je n’ai rien contre Jérémy. Simplement, je pense que l’histoire a pris une tournure qui ne me convenait pas du tout, ce qui m’a désintéressée du personnage.

Effectivement, j’ai trouvé que l’histoire de Jérémy partait dans tous les sens. Ce qui était le but, d’ailleurs. Mais dans mon cas, cela n’a pas eu l’effet escompté.

Je pense que l’auteur voulait montrer que la décision de se suicider entraîne toutes sortes de conséquences. C’est très bien de vouloir montrer aux gens que la vie vaut la peine d’être vécue mais j’ai trouvé qu’au final, le ton était trop moralisateur. Je suis peut-être passée à côté de la plaque, mais je n’ai pas non plus compris le lien entre ce que vit Jérémy après son suicide et les réelles conséquences d’un suicide. Tout est parti trop loin à mon goût, c’était peut-être trop loufoque pour moi. J’ai aussi trouvé une incohérence, dans une date, en espérant très fort qu’il s’agit d’une erreur de frappe (croisons les doigts) Je ne peux pas être beaucoup plus claire et précise, sinon je vous dévoilerais la fin, la résolution de l’énigme. Bref, le but de l’auteur était plutôt positif, mais le message est mal passé pour moi. Il a été exprimé de façon plutôt maladroite selon moi. (Mais je suis très sensible alors ce n’est peut-être que moi…)

Ce que j’ai énormément apprécié, c’est le rythme de l’histoire. Vous pourrez voir dans mes notes que j’ai mis un carton plein pour ce critère. Le roman n’est ni trop long, ni trop court et les événements racontés sont très bien choisis. Le temps est un thème important dans le roman et l’auteur l’a bien fait ressortir par le côté technique du livre.

J’ai bien aimé l’écriture de Thierry Cohen. Je ne sais pas pourquoi, son style m’a fait penser aux romans policiers. Et en même temps, on trouve de jolis mots, de jolies phrases. Sans me transcender, sa plume m’a séduite.

En bref, un roman qui malgré un synopsis attirant ne m’a pas enchantée par son histoire et par ses personnages, mais plutôt par le style de l’auteur et par le rythme du récit.

J’aimerais beaucoup avoir vos avis sur J’aurais préféré vivre et plus généralement sur Thierry Cohen, car j’aimerais beaucoup lire un autre de ses romans.

Bonnes lectures!

235 pages. Éditions France Loisirs, collection Piment

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