Couverture 1Q84, tome 1 : Avril-juinEntrez dans l’univers si particulier et envoûtant d’Haruki Murakami avec moi, chers lecteurs. Aurez-vous envie d’en ressortir? Pour moi, la réponse est non.

L’histoire de ce roman est très complexe. Nous sommes dans le premier tome et donc dans la mise en place, en quelque sorte. Cependant, j’aimerais vraiment partager avec vous ma lecture de ce livre. Je vous propose donc deux parties : un résumé de l’éditeur 10/18 avec mon avis général pour vous donner une idée; puis une partie où je donnerai plus de détails sur l’histoire, notamment sur les personnages pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus. Je ne donnerai pas de gros spoils, seulement des infos pour les lecteurs qui souhaitent moins de mystère avant de commencer leur lecture 🙂

Voici donc le résumé de l’éditeur :

Entre l’an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d’Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères… Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d’amour, composant l’œuvre la plus ambitieuse de Murakami.

Avec ça, on ne sait pas vraiment dans quoi on s’embarque…et c’est un peu ce qui m’avait fait peur avant de l’acheter. J’ai tergiversé plusieurs mois avant de finalement me laisser tenter.

Il y avait aussi la question du rythme lent du roman. Commentaire que j’ai vu de nombreuses fois sur la blogosphère ou sur Livraddict. N’aimant habituellement pas les romans trop lents, j’étais sceptique. Mais premier point marqué pour Murakami : oui, le rythme est lent, oui, il s’agit principalement d’un tome de mise en place, un peu comme une grande introduction, mais non, cela n’a pas perturbé ma lecture. Je trouve même que sans cette lenteur, le roman n’aurait pas la même saveur. Je peux comprendre qu’elle dérange certains lecteurs, mais laissez-vous tout de même tenter, car le monde de 1Q84 en vaut la peine.

Au fur et à mesure que le livre avance, de nombreuses questions se posent. Les réponses se trouveront probablement dans le livre 2, voire le 3. Comme je l’ai dit, le tome 1 est une mise en place de l’histoire. On est dans un genre assez particulier, entre thriller, fantastique/science-fiction et un peu contemporain. Divers thèmes sont abordés, tels le bien et le mal, le temps (au sens large), plusieurs phénomènes de société et la sexualité.

Un point très positif : l’écriture, la plume de Murakami. Les phrases sont pleines de sens, parfois poétiques. Le roman est truffé de réflexions, de questions qui vous amèneront à réfléchir sur vos propres opinions, sur votre vision de la vie en général. Le seul mot qui me vient à l’esprit concernant 1Q84 est «envoûtant». Sans plus tarder, laissez-vous tenter!

Avant de passer à la seconde partie, voici quelques citations ainsi que ma note!

«Cependant, face à Fukaéri, cette toute jeune fille de dix-sept ans, Tengo ressentit comme un violent tremblement de cœur.» (C’est pas beau ça, un tremblement de cœur?)

«-La suite, moi non plus je ne la connais pas. Bien sûr, il y a des risques. Mais le risque, c’est ce qui épice la vie.»

«Quelque part dans la plaine des émotions s’était levée une tempête de sable maléfique.»

«De l’autre côté de la fenêtre, quelque chose, tout petit et noir, traversa le ciel à l’horizontale. Un oiseau, peut-être. Ou peut-être l’âme de quelqu’un emportée aux confins du monde.»

«Les violences ne prennent pas toujours une forme visible, les plaies ne font pas toujours couler du sang.»

«Mais si tu récrivais le passé, évidemment, le présent changerait aussi. Le présent, ça se construit à partir d’une accumulation de choses passées.»

Une préférée parmi celles-ci?

Ma note: 16/20

  • Histoire et thèmes: 5/6
  • Personnages: 5/6
  • Construction du récit et rythme: 4/5
  • Écriture, style: 2/3

 

ATTENTION : Dans la partie suivante, des détails sur le roman seront donnés.

Parlons un peu des personnages

Le narrateur omniscient alterne entre deux personnages à chaque chapitre : Aomamé et Tengo. Les deux ont à peu près 30 ans.

Aomamé est une femme très complexe. Son personnage est très intéressant. Dès le début, on découvre qu’elle tue des hommes. Bien sûr, il s’agit d’hommes ayant généralement battu leur femme ou commis des viols, etc. Elle est également prof d’arts martiaux.

Tengo est plus lisse. C’est un professeur de mathématiques et il travaille également pour le compte d’un éditeur. Il aimerait écrire des romans. Son éditeur lui demande de réécrire un roman écrit par une jeune fille de 17 ans pour un concours, La Chrysalide de l’air.

Ces deux personnages se posent la même question : ce que je fais est-il bien ou mal et dans quelles proportions? Aomamé parce qu’elle enlève la vie de certains hommes, même si ce sont des gens dangereux et Tengo parce que réécrire un livre simplement pour être sûr de gagner un concours, c’est de la fraude, même si l’on ne change pas l’histoire.

D’autres personnages importants arrivent au fur et à mesure que le livre avance, notamment la jeune Fukaéri, celle qui a écrit La Chrysalide de l’air. Elle aussi est un personnage très particulier. Son roman est en réalité autobiographique et laisse supposer qu’elle a réussi à s’échapper d’une secte. Ce qu’elle décrit dépasse pourtant la réalité, introduisant ainsi du fantastique au roman.

Un autre thème se détache du roman : la sexualité. Elle est traitée de diverses manières. Avec Tengo, par des souvenirs envahissants de sa mère trompant son père alors qu’il n’avait qu’un an et demi, ainsi qu’avec la femme mariée avec laquelle il entretient une relation. Avec Aomamé, par la description de sa vie sexuelle. J’avoue qu’avec ces deux personnages, je ne comprends pas bien le lien que la sexualité a à voir avec l’histoire. Pourtant, j’ai bien l’impression qu’il s’agit d’éléments importants et j’espère en savoir plus dans le deuxième tome. La violence sexuelle est également légèrement abordée dans ce tome, laissant présager que plus de détails surgiront dans la suite de la trilogie. À noter que certaines explications sont assez difficiles à supporter, mais il ne s’agit que de quelques lignes.

Enfin, le thème du temps sera très important pour la suite des événements. En effet, Aomamé semble ne pas se souvenir de certains faits que tous les gens connaissent, alors qu’elle est à l’affut des journaux chaque jour. Elle a ainsi l’impression de se retrouver dans un autre espace-temps, dans lequel les choses sont très différentes de ce qu’elle connaît. Le monde est-il réellement tel qu’on le croit?

 En bref, une aura mystérieuse berce 1Q84 et me donne très envie de me plonger dans la suite!

Si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé? Sinon, avez-vous envie de le lire?

Je vous souhaite de bonnes lectures! 🙂

548 pages. Éditions 10/18

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